Gonneville-sur-Honfleur (F), un curé horloger

Fondée il y a plus de 20 ans par une troupe de passionnés de vieux mécanismes, cette association d’horlogers abritée dans un presbytère redonne vie aux pendules et horloges anciennes sous l’égide du père Zanier, curé de Gonneville-sur-Honfleur. Du savoir-faire au programme, pour occuper les mercredi après-midi d’une poignée de retraités qui en veulent, qui se doivent d’avoir une bonne vue et un sens de la précision: « Quand je suis arrivé à Gonneville-sur-Honfleur, j’étais déjà intéressé par les vieilles horloges comtoises ou les vieux mouvements de pendules. J’ai commencé à en chercher et à les réparer et avec quelques amis, on a pris l’habitude de se retrouver autour de ces vieilles machines fatiguées », raconte le père Daniel Zannier. « Désormais, tous les mercredis après-midi, on se retrouve à une dizaine pour réparer nos horloges personnelles car on n’en fait pas un métier... » Certaines pièces doivent être entièrement refaites, car trop abîmées par les années« . Ces horlogers se muent parfois en réparateurs d’horloges de clocher, comme celle de l’Eglise de d’Équemauville (basse Normandie, Calvados) appelée tout prochainement à retrouver sa place et sa précision d’antan, ou comme celle construite en 1875 par Henry Lepaute,  qui orne la bâtiment de la Mairie de Saint-Martin aux Chartrains (Pays d’Auge, Calvados)

La Fédération horlogère suisse et l’EPHJ-EPMT-SMT

Jean-Daniel Pasche (g), Président de la FHS, Fédération Horlogère Suisse, a toujours répondu présent à l’inauguration du salon EPHJ-EPMT-SMT. Le bloghorloger.ch vient de retrouver un extrait d’une interview qu’il avait donnée à ce sujet parue dans le magazine JSH Journal Suisse d’Horlogerie. « J’assiste à l’évolution de ce salon, à  sa croissance, au nombre toujours plus important d’exposants. Le grand intérêt, c’est que, dans ce salon, la vedette, c’est le sous-traitant. A Baselworld, la vedette, c’est le produit fini. On se doutait qu’il pouvait y avoir un intérêt pour les sous-traitants d’avoir leur salon à eux. Il fallait oser le faire, chapeau aux organisateurs qui l’ont lancé. Aux gens que j’y rencontre, on voit que les marques font toujours plus le déplacement… » Prochaine édition, du 5 au 8 juin 2012.

Matières inédites, Louis Moinet aurait aimé

En résonance à sa maîtrise des mouvements compliqués à haute valeur technique et de finition ajoutée, la marque Louis Moinet se plaît à introduire dans l’horlogerie, des matériaux extrêmement rares. De l’os de dinosaure au fossile le plus vieux de la terre, jusqu’à du palmier fossilisé âgé de 70 millions d’années. Première marque au monde à avoir introduit sur terre des météorites intersidéraux, des bouts de lune ou mars. Une passion de son Fondateur et CEO, Jean-Marie Schaller.

L’horloger Louis Moinet (1768–1853)

Occasionnellement, la marque actuelle partage aux visiteurs de passage à Saint-Blaise (Canton de Neuchâtel), clients et collectionneurs, les trésors patrimoniaux de son musée privé. Des documents encore jamais révélés qui témoignent de l’œuvre d’un génie curieux d’arts et de voyages, collaborateur direct d’Abraham-Louis Breguet entre 1800 et 1823, année de la mort du maître. Courtisé par les grands de son temps, le Tsar Alexander I, le Roi Geroge IV d’Angleterre, Marshal Murat Roi de Naples, les Présidents américains Thomas Jefferson and James Monroe, il sera aussi l’horloger de Napoléon. Président de la Société de Chronométrie de Paris, il aura comme illustres membres Louis Berthoud, Antide Janvier, les pionniers du chronographe, Louis-Frédéric Perrelet et l’horloger de la Monarchie anglaise Joseph Winnerl. Vingt ans durant, il rédigera en deux volumes son Traité d’Horlogerie, ouvrage encore référence de transmission du savoir.

Chronographe Jules Verne Instrument III, Louis Moinet

D’une grande précision, ce chronographe deux compteurs, l’un au centre pour la comptabilité de 60 secondes, l’autre posé à 3h pour les 30 mn, est habité par le calibre mécanique LM30 13 ¼, développé en collaboration avec la manufacture Concepto. Avec ses 28′000 alternances par heure (4Hz ou 8 vibrations par seconde), il indique aussi la date à 7h et la petite seconde à 9h. Son remontage automatique par un rotor au balourd ajouré, monté sur roulement à billes, lui assure 48h de réserve de marche. La boîte, une virile élégante de 45,5 mm pour 16.65 d’épaisseur, dispose d’un fond tenu par 7 vis enserrant une glace saphir doublement traitée anti-reflets, semblable à celle de sa face avant. Servie en deux éditions limitées de 365 pièces tricolores, l’une en boîte or rose 18 carats 5N, titane grade 5 et PVD noir, l’autre en titane grade 5, PVD noir et acier 316L. Comme s’il fallait encore souligner ses salines appartenances, le caoutchouc de son bracelet à boucle déployante titille les tréfonds de l’imagination. Légère, étanche à 5 atmosphères, cette montre puise directement son inspiration des lignes du Nautilus.

Roger W. Smith récompensé

Cet horloger de l’Île de Man fait revivre la belle horlogerie britannique. Une île que puristes et collectionneurs connaissaient déjà via feu le maître George Daniels, spécialiste d’Abraham-Louis Breguet et connu pour avoir vendu à Omega son échappement co-axial. Lors de sa journée annuelle ‘nouveaux membres’ à Newark, ponctuée d’une remise d’award, le British Horological Institute (BHI) a honoré  Roger W. Smith. Une médaille d’argent pour son œuvre qui «fait revivre avec succès les plus belles traditions de l’horlogerie anglaise.» Hommage!

M.A.D.Gallery, Genève

Les friends de Maximilian Busser, fondateur de la marque MB&F et créateur des Horlogical Machines ne se limitent pas aux frontières de l’horlogerie. Ils viennent aussi des univers du design, de la fonctionnalité et d’une créativité qui s’inscrit dans la plus pure lignée d’un Tinguely. Ces coups de cœur cinétiques, ces Mechanical Art Devices (M.A.D), Max les a ramenés de ses voyages aux confins de la planète. Ils sont le fruit de son insatiable, zestée d’insolite et d’excellence. Bizarrement, ces objets sont tous chargés d’une même magie que celle qui se dégage des garde-temps de la marque. Une sorte de parenté indicible, un cousinage artistique qui s’inscrit en parfaite cohérence avec le fil conducteur de cet horloger hors norme. Un peu à l’image de cette lampe à idées, une Machine-Lumière de l’artiste berlinois Frank Buchwald. Tandis qu’une charmante Eléonor Piccioto se voit confier l’animation RP de cette arcade de la rue Verdaine, on se dit que la marque trouve là un canal original pour que s’écoulent, en vente directe, quelques montres. Un nouveau concept de boutique monomarque vient-il de voir le jour? Sûr qu’il fera des émules…

Le patrimoine historique de Patek Philippe se déplace

A Dubai, sous le patronage de Sa Majesté de Sheikh Hamdan bin Rashid Al Maktoum, Ministre des Finance des Emirats d’Arabe Unie, Patek Philippe inaugurait sa « Watch Art Grand Exhibition ». 3′500 visiteurs et plus de 100 représentants de la presse se pressèrent au portillon de cette itinérante appelée à sillonner le Moyen-Orient, attendue en Allemagne en 2013 et au Royaume Uni en 2014, année de son 175ème anniversaire d’entreprise familiale et indépendante, en mains de la famille Stern depuis 1932. Evidemment, clou de l’exposition, la Star Caliber était du voyage.

Quarantième de la Royal Oak, un tour du monde qui passe en mai à Zurich

Un Park Avenue Armory de New-York bondé de célébrités et d’un Tout-New-York en gala! Vanessa Weill, la correspondante de l’agence de presse TàG Press +41 était la seule à en être. C’était le 21 mars le coup d’envoi de l’expédition itinérante retraçant les 40 ans de bons et loyaux services d’un modèle designé en 1972 par feu Gérald Genta. Pour la première fois, l’acier entrait dans le luxe, grâce à cette forme octogonale inspirée des bouches à canon des bateaux britanniques qui abritèrent le Roi Charles II d’Angleterre dans sa fuite, du nom de «Royal Oak» (Oak voulant dire ‘chêne’). Aux côtés de Philippe Merk, CEO, de François-Henry Bennahmias, Président et CEO Amérique du Nord et Olivier Audemars, Administrateur d’Audemars Piguet, ces happy few new-yorkais s’en mirent plein les mirettes sur fond de peoples: Arnold Schwarzenegger, le quarterback des New England Patriots Tom Brady, l’acteur et réalisateur Ed Burns, la légende du hockey Sean Avery ou Claude Nobs, du Montreux Jazz Festival, infidèle pour un soir à ses Parmigiani Fleurier. Bientôt, Paris, Pékin, Singapour et Dubaï accueilleront cette expo. Et Zurich au «Lichthof», du 14 au 16 mai 2012. La Manufacture du Brassus, toujours en mains familiales, y enrichira ses vitrines d’archives historiques illustrant la fabuleuse épopée iconique. Elle dédicacera l’ouvrage anniversaire riche de 137 ans d’histoire. En attendant vous pouvez lire et commander « Audemars Piguet – Master Watchmaker since 1875 » de François Chaille » (Watchprint.com).

Hublot s’invite au sol des héliports brésiliens

La nouvelle est révélée par Watchonista.com. Surnommé par son propre frère le serial marketer, JCB alias Jean-Claude Biver a récidivé et frappe un grand coup pour autant que l’on prenne de la hauteur. En effet, il parvient à obtenir que le logo Hublot soit désormais posé à même le sol de tous les héliport de San Paulo au Brésil. Non, non, la photo que vous voyez n’est pas une couronne de montre mais un héliport brandé vu d’en haut.

Links rajoutés: Millon, Cresus, Coolbrands

Régulièrement le bloghorloger.ch nourrit la liste de links listés dans les menus déroulants de sa colonne de droite. Viennent de s’y ajouter Millon Associés, la maison de ventes aux enchères de Paris (menu Enchères – Auctions), Cresus.fr (Menu Ventes On Line), ainsi que CoolBrands.ch (rubrique ‘blogosphère’) le blog auquel contribue Flo (Florentina) Kernmayr, une traductrice allemande de plus en plus recherchée par les marques horlogères, et pas seulement.

Le 12ème art s’offre un manifeste

Selon Wikipedia, la classification des 7 premiers arts, concept communément admis au point d’être enseigné ou de figurer dans les dictionnaires, est imputée au philosophe Etienne Souriau. Ce spécialiste en esthétique édicte son classement en 1969: 1 la sculpture, l’architecture, 2 le dessin et l’arabesque, 3 la peinture, 4, la musique, 5 la danse et la pantomime, 6 la littérature et la poésie, 7 le cinéma. Puis, grâce à la création d’un événement consacré à la télévision et créé en 1961 par le prince Rainier de Monaco, le 8ème Art sera les arts médiatiques avec la télé, la radio et la photo. Grâce au magazine Spirou, le 9ème art sera la BD. Les 10ème et 11ème arts semblent vouloir regrouper le numérique, le jeu video, le modélisme, la gastronomie, le graphisme et la calligraphie. Enfin, le designer horloger indépendant Antoine Gamboni de Metz lance via les médias participatifs sujets au buzz viral, un manifeste militant pour que l’appellation 12ème art soit désormais dévolue aux arts horlogers, bijoutiers, joailliers et orfèvres. L’idée prendra-t-elle, après tout, pour l’horlogerie en tous cas, le chiffre 12 a du sens? Une initiative qui permet de rappeler que le bloghorloger.ch, depuis sa création, milite ardemment pour que l’horlogerie soit reconnue comme une culture nationale helvétique à part entière et non plus seulement une branche de notre économie…

Nouvelle alternative dans la fabrication d’organes réglants?

Si la fuite interceptée par le bloghorloger.ch se confirme, un nouvel acteur sérieux entrerait dans l’univers des assortiments – le cœur réglant des montres – à même de produire immédiatement. Il se murmure dans les couloirs de l’avant BaselWorld 2012, qu’une solution de production industrielle d’assortiments (ancre, roue d’ancre, balancier-spiral réglé) aurait été mise au point dans le plus grand secret (avec au bout quelques brevets) par la très discrète mais véritable manufacture Concepto Watch Factory SA à La Chaux-de-Fonds, dont la réputation n’est plus à faire et qui dispose déjà de 5  familles de calibres.  Dans un premier temps la production pourrait atteindre les 300 à 400 milles unités pour passer, très rapidement et grâce à une duplication des cellules de production, à des quantités qui pourront représenter une bouée de sauvetage pour un certain nombre de marques qui souffrent de la rareté de l’offre sur le marché horloger. Si la fiabilité de cette nouvelle offre s’avérait de niveau équivalent, il s’agirait d’une véritable bouffée d’oxygène, doublée d’un méga soupir de soulagement, pour les marques qui, en raison de leur dépendance au leader du marché voient leur croissance menacée, voir leur existence compromise. Peut-être en saurons-nous plus à Bâle dès le 7 mars 2012, en allant interroger certaines de ces marques qui, pour des raisons évidentes de prospection, pourraient bien être contactées…. A suivre.

Retour du classique? Horlogers, refermez votre capot!

Le billet d’opinion « Minutes, Précisions! » signé de Joël A. Grandjean, journaliste en charge de la responsabilité éditoriale du bloghorloger.ch (Agence de presse TàG Press +41) vient d’être mis en ligne sur le site horlogerie-suisse.com. « Soudain, les goûts s’en reviennent au classique. Les montres auraient-elles gavé le consommateur de leurs vues intérieures trop exhibées? Quoiqu’il en soit, l’heure est à la refermeture des capots, c’est cyclique. » Lire la suite en français, ou en anglais. Participer au forum de discussion. L’une des illustration de cet article, le modèle Chronographe UH-1901 de la nouvelle marque Union Horlogère.

Rachat de La Joux-Perret par les Japonais

Selon l’ATS. Acteur indépendant de la fabrication de mouvements mécaniques, La Joux-Perret fait partie de Prothor, également propriétaire de Prototec (composants) et de la marque haut de gamme Arnold & Son. Cette holding chaux-de-fonnière et ses 160 collaborateurs viennent d’être rachetés par Citizen Watch, filiale de Citizen Holding basée à Tokyo. Ça fait plaisir de voir qu’en raison d’un savoir-faire rescapé de la crise des années 70, à l’heure où le secteur avait perdu deux-tiers de ses emplois en raison de l’arrivée de la montre à quartz (japonaise), ce sont les capitaux du soleil levant qui viennent en ces terroirs éclairer l’actualité d’un secteur contraint de réfréner toute tentation de délocalisation. Et les Japonais oeuvreront certainement plus encore que certains, pour la bonne tenue d’un swiss made sans cesse plus attractif.

Romain Jerome perd sa bataille contre Yvan Arpa. Pièce unique

La trentaine de procédures juridiques entamée par l’instance propriétaire de Romain Jerome contre Yvan Arpa ont toutes échoué. Licencié sur le champ le 6 juin 2009, avec quatre membres de son équipe rapprochée, celui qui en fut le CEO entre 2006 et 2009 sort entièrement blanchi au sortir de trois ans d’une bataille sans merci menée contre lui, par tribunaux interposés, vraisemblablement au nom de l’ego barbouillé d’un puissant. Le pot de fer s’est acharné, le pot de terre a résisté, il ne s’est pas laissé salir. Trois ans de procédures, ça doit valoir son pesant de paperasse! Non pas pour cocoricoter sur sa victoire, mais visiblement pour tourner définitivement une page au goût amer, Yvan Arpa a, au cours d’une cérémonie improvisée pour ses proches, brûlé théâtralement l’ensemble des dossiers de ces procès, après en avoir au préalable récupéré les agrafes métalliques -ça a pris tout de même plus d’une semaine. Avec son éternel sens du happening et pour sa marque Artya, il en a créé une pièce unique, la Rust & Dust is a Must (à découvrir en clair à BaselWorld). Une pièce dont la rouille du boîtier -il fut le premier à introduire dans le luxe cette ennemie publique de l’horlogerie- ne provient pas cette fois de la coque du Titanic, mais du métal récupéré des agrafes. Quant au cadran, il s’est vu saupoudré de poussières non pas de lune, mais de cendres encore brûlantes des jugements rendus. Un garde-temps sulfureux, libérateur. Qu’on le veuille ou non, qu’on s’en agace ou pas, l’histoire horlogère contemporaine, à la veille de célébrer le 100ème anniversaire du célèbre naufrage, continuera d’associer le nom d’Yvan Arpa à la collection Titanic DNA. Car ce créateur est à l’horlogerie défiante de déjante et d’insolite ce que Gérald Genta est à la Royal Oak. Or, viendrait-il à l’idée d’Audemars Piguet de renier feu le père de l’un de ses modèles phare?

Kera Watches, une accessible en bienfacture

Dans l’entreprise familiale, il fabrique pour des marques horlogères des composants et peaufine son concept tout en s’appropriant des maximes célèbres, comme «Il vaut mieux se perdre dans sa passion que perdre sa passion» de Denis Robert, ou  «La passion est sourde et muette de naissance» de Honoré de Balzac. Ces références placent la barre très haut! Sa montre sera accessible au niveau du prix, elle se différenciera par sa lunette clous de Paris et par au moins une innovation par collection, du côté des attentions subtiles réservées au mouvement et pour coller au slogan Innovation Inside. Comme par exemple cet all white sur la masse oscillante et le bleu galvanique d’aiguilles recherchées. Ainsi, à 99 exemplaires, Evolution, la première collection d’Adel Boularas s’offre une percée publique à l’Hôtel de la Croisée, à Malvilliers dans le canton de Neuchâtel. Sens de la bienfacture, du détail qui tranche, le jeune entrepreneur s’essaie au teasing primaire tout en parlant au cœur des adeptes -c’est ainsi qu’il désigne ses futurs acheteurs- d’histoires simples, de trois aiguilles et de subtilités horlogères…

LoL Watch, émotion à fleur de lunette

Joli concept, allègre autant qu’une promesse estivale mariée à un festival de coloris. Nicolas Ruchonnet, nom célèbre à porter, prénom prêt à en découdre, s’est acoquiné officiellement avec les propriétaires du célèbre smiley –eh  oui, tout se dépose de nos jours! Il pourra donc à l’envi et à l’infini exploiter son concept original, une montre dont la lunette nue, déjà particulièrement attirante, offre un espace pour installer l’un des nombreux disques qui inonderont bientôt les marchés. Chaque disque pouvant être porteur de 12 émoticônes, voire de 24 selon que l’on se plaise à diviser l’heure en quatre. A la manière d’une face de téléphone à l’ancienne, où l’on enfilait son index dans un creux avant de tourner une lunette transparente, ces disques vous connectent avec une foultitude de combinaisons émotives, de messages arborés. A l’heure où les Ice-Watch, fabriquées en Chine à des prix de revient qui arracheraient à Cathy Guetta un magistral F*** si elle savait, le chemin de Nicolas Ruchonnet passe par le swiss made, quand bien même sa montre est-elle en caoutchouc et fonctionne-t-elle avec un mouvement quartz. Il la propose à CHF 50.00 au Lolwatcheur, déjà une terminologie d’adepte, via un site spécifiquement créé pour effeuiller le principe des souscriptions horlogères lancées par l’horloger Abraham Louis Breguet: cinq mille petits carrés, chacun peut choisir son chiffre fétiche, s’offrent à la pré commande. Si seulement son aventure pouvait décoller, ses mini disques envahir tant les happy meals que les caddies de Migros. Qui ne rêverait d’une ou de plusieurs montres dont on pourrait, grâce à la variété des disques qui l’habilleraient, transformer en une inépuisable collection? Ah que j’aimerais qu’un Ernst Thomke ou qu’un Elmar Mock, paternels originels de la Swatch, lui fassent l’honneur d’un clin d’œil complice… MDR (mort de rire ou si vous préférez, le mot de Cambrone en guise de vœux de succès).

Montre hydraulique, une affaire de fluide

Deux grands retours pour le prix d’un. Ni plus ni moins que Ernst Thomke, l’ancien partenaire de Hayek Senior et Vincent Perriard, trublion jalousé de la scène actuelle, rompu aux discours diélectriques et disrupteurs! Ensemble, avec quelques collègues éclairés et fous, ils transposent le clepsydre, vénérable compagnon du cadran solaire et aïeul des horloges de clocher, à la montre bracelet. Une affaire de nano fluides maîtrisés qui ne fait pas que circuler dans les rouages d’un produit innovant, la H1, mais également entre une poignée d’allumés, baptisée The Fab Six, mis en orbite autour de HYT, la marque Hydro Mechanical Horologists. On pourra la voir et le toucher à BaselWorld 2012.

Salon EPHJ-EPMT-SMT, cap des 600 exposants franchi, liste mise en ligne

Ce 7 février 2012, la barre des 600 exposants vient d’être franchie. De véritables inscrits, ayant tous confirmé, comme en témoigne -et c’est inhabituel- la mise en ligne de la liste (Télécharger le communiqué). Le « marché a choisi« , pour reprendre une formule utilisée sur un ton de défiance par René Kamm, CEO de MCH Group, lors de la conférence de presse de lancement de Lausannetec. La question était de savoir si l’existence de deux salons se justifiait. Dans leur grande majorité, les acteurs de la sous-traitance horlogère et microtechnique ont donc choisi leur camp, devenu après 10 ans de hausse continue, la plus importante manifestation professionnelle de Suisse (du 5 au 8 juin 2012). Rappel des faits, le salon international EPHJ-EPMT-SMT, suite à la reprise de Lausanne Beaulieu par l’entreprise bâloise, avait été contraint au déménagement dans l’urgence. Ouf, Genève lui ouvrait grand ses bras, lui offrant ses suppléments de confort côté infrastructure et son gain d’internationalité bienvenu. MCH retirera-t-elle son alternative? Après tout ce ne serait que respecter la volonté d’exposants qui ont clairement manifesté leur désapprobation d’être pris en otage par deux manifestations.

Lecture instantannée du 1000ème de seconde

«Si le Heuer Carrera Mikrograph 1/100e est à l’horlogerie mécanique ce que la mission Appolo 11 est à la conquête spatiale, le TAG Heuer Mikrotimer Flying 1000 en est la première expédition humaine sur Mars.» Prouesse technologique: 10 rotations en une seconde, tel est le parcours de l’aiguille centrale du Mikrotimer Flying 1000, indiquant millièmes et centièmes de seconde sur une échelle placée sur la partie externe du cadran. Une deuxième aiguille centrale, plus petite, indique les minutes et les 1/12es de minute sur une échelle de 150 secondes. Quant au compteur à 6h, il est gradué en 1/10es sur 5 secondes. Il s’agit d’une précision 125 fois plus aiguë que celle des oscillateurs haut de gamme les plus rapides utilisés communément dans les chronographes mécaniques. Est-ce judicieux de la part de TAG Heuer, de tenter de conjuguer aux temps de l’innovation, des fondamentaux iconiques tels que que la montre de poche Heuer Mikrograph 1916? Pourquoi ne pas avoir créé une ligne nouvelle pour toutes ces talking pieces innovantes, mais dont le fonctionnement est encore soumis à l’issue de recherches, fussent-elles fort intéressantes?

Ferdinand Berthoud, l’éclairage d’un connaisseur.

En 1952 dans une édition du plus ancien magazine horloger du monde (juillet 1876), l’actuel JSH, Journal Suisse de l’Horlogerie, l’auteur L. Defossez écrit: « Il est indispensable, quand on parle des idées de Berthoud, de spécifier la date car, au cours de son existence, il a souvent changé d’opinion. (…) Ces changements étaient généralement commandés par ses expérience personnelles ou par celles de ses contemporains. Généralement, ses idées évoluaient dans le bon sens. Mais on est parfois décontenancé de constater chez Berthoud des idées paraissant aujourd’hui bien étranges. Il était un autodidacte et ne possédait pas à fond les théories qu’il exposait, ceci se voit déjà à son vocabulaire…  » Dossier complet sur horlogerie-suisse.com et à retrouver au fil d’une saga historique en plusieurs épisodes dans les pages JSH (Journal Suisse d’Horlogerie) des magazines Heure Suisse et Heure Schweiz (Promoédition, Genève).

Gergé Watches, urbanisme manufacturier

En puisant ses savoir-faire dans le terreau de l’arc jurassien, la marque suisse Gergé Swiss Timepieces (Neuchâtel) distille une vision contemporaine pétrie de valeurs architecturales et horlogères au travers d’une première collection baptisée Metropolis Type 1, 2 ou 3. Une collection directement inspirée d’un film culte et de la désormais récurrente terminologie désignant la ville de La Chaux-de-Fonds. La Metropolis Type M3 véhicule une dimension de contemporanéité qui se détache du modernisme.  L’élancement de ses lignes, ainsi que les stries sur le cadran d’un guichochage côte de Genève à la verticale, rappellent ces fameux ponts qui, dans le film de Fritz Lang, survolaient l’urbanité d’une métropole futuriste. Boîte ultra complexe à étages, habitée par un calibre mécanique Concepto 2021, mouvement automatique chronographe mono-poussoir de 13 lignes ¼ , doté d’une réserve de marche de 46 heures, d’une date à 4h30 et d’un certificat de chronomètre décerné par le C.O.S.C. Cette montre joue l’abordabilité tout en se réclamant d’inspirations architecturales et urbanistiques intemporelles. A voir sur la chaîne Youtube-TV du bloghorloger.ch

Ferdinand Berthoud extrait des archives de JSH

Eric Cosandey, professeur d’horlogerie et fondateur du site horloger-suisse.com parcourt inlassablement les archives de JSH, Journal Suisse d’Horlogerie, le plus ancien magazine horloger du monde racheté par Promoédition (Roland Ray) dont la première parution remonte à juillet 1876! Il en ressort chaque fois avec de fascinantes trouvailles. La dernière en date, dont la publication prend des allures de saga, publiée en plusieurs épisodes dans les pages JSH des magazines Heure Suisse et Heure Schweiz, marche sur les traces des grands chronométriers de marine. Ce dossier paru en 1952, signé par L. Defossez, retrace plus précisément la vie de l’horloger et écrivain Ferdinand Berthoud (1727-1807) sous le titre « Les horloges Marines de Ferdinand Berthoud« . La 3ème partie paraîtra dans l’édition prévue pour BaselWorld tandis que l’ensemble du sujet se trouve en ligne sur horlogerie-suisse.com.

Baume & Mercier lance une tweet-opération avec WorldTempus. Le SIHH 2012 en ligne…

Tweetophiles, à vos marques, prêts… Partez, le 13 janvier à 14h00! L’ensemble de la planète Twitter et de ses bourdonnements relatifs à l’actualité du SIHH 2012 seront regroupés en un seul flux. Etonnamment, l’initiative de créer durant le salon un « centre du monde » temporel, donnant aussi la part belle aux autres marques, ne vient pas des organisateurs du salon, la Fondation de la Haute Horlogerie (?!) mais de l’un de ses bouillants participants exposants, la marque Baume & Mercier qui trouve en Worldtempus.com, le site d’Edipresse, un relais fort utile. C’est à la limite de l’altruisme immatériel! Ainsi, chaque passionné -ou refoulé car ne rentre pas qui veut au Salon-, chaque journaliste spécialisé, disposera d’un lieu regroupant absolument tout ce qui s’écrit sur la toile à propos du SIHH 2012. Sur site web, tablette ou mobile. En temps réel, grâce à des capteurs sniffeurs, capables de repérer une palette de mots clefs. On l’a vu du côté des récentes révolutions dans le monde, l’info d’aujourd’hui, plus immédiate même que le média radiophonique, c’est Twitter. Quant à Baume & Mercier (fan page sur Facebook), elle enfonce le clou de sa longueur d’avance en matière de e-Communication. Du côté de l’agence orchestratrice de l’opération, il semble qu’on fourbit déjà ses armes pour BaselWorld…

Champagne! la première GMT-3 de VincenTerra vient d’éclore!

Dès le départ (lire l’ensemble des articles), le bloghorloger.ch s’est entiché de cette aventure qui mêle souscription (un principe lancé dans l’horlogerie par Abraham Louis Breguet), horlogerie compliquée accessible à un prix fabrique et naissance de la marque VicenTerra. Vincent Plomb, son concepteur, l’homme qui ne dort jamais, ne pouvait s’empêcher à 1h29 le 12 janvier 2012, de saluer par une salve photographique la naissance de la toute première pièce. Cette fois, ça y est, le tonneau planétaire GMT-3 existe physiquement, ailleurs que dans la ténacité de son géniteur. Tout en mettant en garde sur deux choses: les photos ne sont pas terribles et une nuée d’attentions subtiles doivent encore entourer le modèle. Comme par exemple des aiguilles qui seront en bleu foncé PVD et une décalque sous la glace qui sera ôtée pour permettre une meilleure lisibilité du mini-globe terrestre.

Zenith s’affirme en marque éthique

Après les diamants propres et la mise en place du processus de Kimberley, le luxe fait aussi le ménage du côté de l’or et des pierres précieuses. Autour de slogans tels que ‘No Dirty Gold‘ et pour concrétiser l’idée lancée par des ONG, le RJC -Responsible Jewellery Council s’est créé. Au départ, en 2004 avec 14 membres dont Cartier et Tiffany. En 2009, 150 membres. Rejointe par d’autres grandes des groupes Richemont ou LVMH, Jaeger LeCoultre, Chanel, Baume & Mercier, Van Cleef & Arpel par exemple, cette nouvelle instance vient d’annoncer la certification de 11 nouvelles sociétés répondant à ses critères d’éthique, de droits humains, de RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises) et de conscience environnementale. Parmi elles, Zenith au Locle (Groupe LVMH), comme en témoigne le document suivant daté du 12 janvier 2012. Lire aussi l’article « Or Propre, Prochain Combat« .

Salon international EPHJ-EPMT-SMT, 565 exposants!

A cinq mois de son ouverture, des 5 au 8 juin 2012, la plus grande manifestation professionnelle de Suisse, franchit un cap majeur. Le nombre des exposants est à 99% identique à celui de l’édition 2011 (571)! Un beau cadeau des organisateurs André Colard et Olivier Saenger à Genève, qui accueille à Palexpo pour la première fois cette concentration d’acteurs de tous les domaines de haute précision, l’horlogerie et la joaillerie, les microtechnologies et les MedTech. Pour rappel, la manifestation avait été chassée des des terres lausannoises par le nouvel exploitant du Palais de Beaulieu. La barre mythique des 600 exposants devient donc de plus en plus de l’ordre du probable. Tout un programme!

Six photographes horlogers en galerie dans Heure Suisse

Depuis le début de l’année 2011, sous l’impulsion du nouveau rédacteur en chef Joël A. Grandjean, de prestigieux photographes exposent leurs oeuvres au fil des portfolios lancés les magazines Heure Suisse et Heure Schweiz du groupe Promoedition (Genève). A visionner, un florilège de ces images qui font la part belle tant aux calibres horlogers, aux horlogers doigts d’or ou à des modèles artistiquement mis en scène. Ainsi ont pu être présentés les artistes Denis Hayoun, Yann Arthus-Bertrand, Ralf Baumgarten, Thierry Bösiger et Guy Lucas de Peslouan.

Josef Heeb et Genève. Et l’eau vint à manquer!

Sculpteur Carougeois d’origine Saint-Galloise, Josef Heeb (1930-1980) était aussi un poète du temps qui coule. Une sorte de vulcain, non pas qu’il s’agisse d’une quelconque allusion à une marque locloise, mais en référence au métier de ce dieu romain, patron du feu et des forgerons, fils de Jupiter et de Junon, époux de Vénus. Célébré en 2008 par le Musée de Carouge (voir certaines oeuvres de cette expo photographiées par une bloggeuse), l’artiste a laissé ici ou là quelques pièces d’anthologie. Comme «La Joie», cette clepsydre –horloge hydraulique, déplacée depuis dans l’aile ouest de l’Aéroport de Cointrin, offerte en 1968 à la ville de Genève par la manufacture Favre Leuba. Constituée de 10 roues Hispano-Suiza, d’une charrue, d’un attelage de course et de poussettes, cette réalisation de 6 mètres de haut pour 2 tonnes consommait 160 litres d’eau par heure. Toujours visible aujourd’hui, elle ne fonctionne plus… Comme celle qui porte le musical nom de «Rêve en la bémol» et qui siège encore dans le parc de feu le Musée d’Horlogerie de Genève, route de Malagnou. Ses 8 mètres de hauteur et 5 de largeur témoignent encore de deux années d’aboutissement mêlant les savoirs de l’artiste et ceux des ateliers Poylmécanique SA. Hélas, ces pièces majeures ne fonctionnent plus! Problème de maintenance, parfois de bruit, mais surtout, preuve qu’à Genève, l’eau, comme les flux d’une culture horlogère forte et non privée, ont fini par manquer. Ouf, dans le hall d’entrée de DEH –Distribution d’Exclusivités Horlogères Sàrl, à la Praille, Florian Favre -9ème génération de la célèbre famille horlogère originaire du Val de Travers, entretient une horloge murale de l’artiste. En parfait état de précision. Souvenirs.